Collège Jean Monnet
Flers-de-l’Orne

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Article des 5es médias : « Portrait de Nicolas, journaliste à Ouest-France »

mardi 28 décembre 2021, par isabelle Bombois.

Nicolas Guégan, journaliste, fait découvrir « Ouest-France » aux 5es de l'option médias du collège Jean-Monnet.Jeudi 25 novembre, les élèves de 5e de l’option médias du collège Jean Monnet, ont reçu la visite de Nicolas Guégan, journaliste travaillant à l’agence Ouest-France de Flers. Pendant une heure, au CDI, les élèves ont questionné le jeune et dynamique professionnel de l’information sur sa carrière et le métier de journaliste en général. A partir de ces notes, ils ont rédigé un article de presse.

Des études d’histoire des arts et de journalisme.
Nicolas Guégan a aujourd’hui 30 ans. Né dans le Gard, il a grandi dans le sud-ouest et le sud-est de la France. C’est là qu’il a découvert les médias vers ses 10 ans. « J’ai été abonné à l’Actu à mon entrée au collège » se souvient-il.
Après avoir obtenu une licence d’histoire des arts, Nicolas s’est orienté vers un Master 1 dans une école de journalisme à Paris. Il a travaillé au service Web du Point et au service culturel du Nouvel Observateur avant de devenir un temps pigiste, ce qui a été une expérience enrichissante mais également difficile car, se souvient-il, «  on est alors chichement payé à l’article ».

Depuis 2020 à Ouest-France.
Ce n’est que plus tard que Nicolas a découvert la presse régionale, d’abord à la Dépêche du Midi puis à Ouest-France, le quotidien régional le plus diffusé en France, où il est entré en 2020.
Depuis, il travaille sur Flers mais rêve d’un poste en bord de mer. « On ne choisit pas où on travaille, nous raconte-t-il avec humour, je ne savais même pas que Flers existait avant d’arriver en Normandie ! ». Plus sérieusement, il évoque également le peu d’embauche dans la profession : « c’est très compliqué pour un jeune professionnel de trouver du travail, sauf dans un grand média comme Ouest-France. ». En effet, ce journal, né après la Seconde Guerre Mondiale, est le premier quotidien francophone du monde. « Propriété d’une association et non d’une simple personne », ce journal couvre aujourd’hui trois régions : la Bretagne, l’ex. Basse-Normandie et les Pays de Loire. « C’est également le deuxième site web d’information de France avec 128 millions de vues par mois. Aujourd’hui 50 % de nos lecteurs nous lisent sur leur portable » ajoute fièrement Nicolas Guégan, avant de rappeler aux élèves les valeurs de Ouest-France : « dire sans nuire, montrer sans choquer, témoigner sans agresser et dénoncer sans condamner.  »
Nicolas a ces valeurs en tête pendant ses journées de travail qui parfois finissent tard, « je suis souvent en déplacement et régulièrement, je ne suis pas rentré avant 21h alors que je commence tous les matins à 9h30 ».

« J’aime fouiller, mettre mon nez là où ça sent mauvais, où on ne m’attend pas ! »
Quant aux sujets de ses articles, ce journaliste de terrain les choisit en fonction de l’actualité, de ce qui peut intéresser son lectorat, mais aussi, nous a-t-il confié, « de ce dont j’ai envie de parler ! ».
Nicolas Guégan n’est pas spécialisé dans un domaine précis et il lui arrive d’aborder des sujets aussi variés que la criminalité ou les faits de société. « Sur Flers, il faut savoir parler de tout car on est une toute petite équipe , mais ce que je préfère ce sont les sujets agricoles et les enquêtes. » explique-t-il avant d’avouer être curieux et aimer enquêter, directement sur le terrain : «  J’aime fouiller, mettre mon nez là où ça sent mauvais, où on ne m’attend pas !  ».
Une fois rentré dans les bureaux de l’agence située rue Desrivières à Flers, il est temps alors pour Nicolas Guégan de rédiger ses textes. «  Pour faire un bon article, il faut toujours commencer par choisir l’angle, c’est à dire comment on veut écrire l’article et ce que l’on veut dire » explique-t-il avant de rappeler également la nécessité d’aller sur place. «  Quand c’est la Saint Valentin, le journaliste va à la rencontre des professionnels comme un fleuriste par exemple. Il va l’interviewer dans sa boutique, il prend des photos...  » raconte-t-il pour illustrer son propos.
Et quand un élève lui demande s’il a déjà interviewé des célébrités, il répond en riant qu’il n’y a « pas beaucoup de stars à Flers » avant d’ajouter avoir déjà rencontré surtout des personnalités politiques dont Emmanuel Macron, « avant qu’il ne soit président  ». Mais ce que que Nicolas préfère, c’est « rencontrer quelqu’un de peu connu et découvrir son univers. On peut alors devenir fan de cette personne ! ».

Transmettre l’information
Pour Nicolas Guégan, le travail d’un journaliste, c’est avant tout transmettre une information. «  Demain, si quelqu’un se fait renverser devant le collège, je vais aller voir ce qui s’est passé, comprendre comment et pourquoi c’est arrivé. » explique-t-il avant de rappeler aux adolescents qu’il est primordial pour un journaliste de rester objectif et d’éviter ainsi les partis-pris ou les rumeurs : « Il faut systématiquement chercher les preuves, vérifier toutes les informations que l’on collecte. »
Et quand un élève inquiet lui demande s’il pense exercer un métier à risque, Nicolas répond que, bien sûr, c’est sans danger sur Flers mais que ce n’est pas la même chose pour les reporters de guerre : «  eux par contre, c’est totalement différent : ils portent des gilets pare-balles, ils travaillent dans des zones de conflits, des zones à risques. Il faut être très courageux pour y aller au nom de l’information ! ».

Cet article a été rédigé collectivement par les 5es de l’option médias puis a été corrigé par leurs encadrantes.

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